dimanche 27 novembre 2011

Un traitre à notre goût de John le Carré

Deux jeunes amoureux s'offrent des vacances de rêve dans une île caribéenne.  Perry est un austère enseignant d'Oxford, Gail une avocate londonienne prometteuse.  Leur pays natal est en pleine récession.  Ils font la connaissance de Dima, milliardaire russe fantasque et truculent qui arbore une Rolex incrustée de diamants à son poignet, un tatouage sur le pouce droit et cherche un partenaire de tennis.  Mais, en réalité, ce que cherche Dima se révélera être le moteur qui entraîne ce roman majestueux, tragique, captivant, sur la cupidité et la corruption, du Goulag à Antigua, Paris et la finale Federer/Soderling jusqu'à une planque au fin fond des Alpes suisses, en passant par les recoins les plus troubles de la City de Londres, impliquée dans une collusion contre nature avec les services secrets britanniques.

Un roman de corruption; Dima le milliardaire," il achète un beau terrain, généralement sur la côte, paie cash et on construit un complexe hôtelier cinq étoiles luxe.  Voire plusieurs.  En cash.  Et si on a la place, on ajoute une cinquantaine de bungalows.  On fait venir tout ce qu'il y a de mieux en meubles, en vaisselle, en porcelaine, en linge.  A partir de là, vos hôtels et vos bungalows sont complets.  Sauf qu'il n'y vient jamais aucun client.  Si une agence de voyages appelle, vous dites: désolé, on est complets.  Chaque mois, un fourgon blindé va à la banque déposer tout l'argent liquide dégagé par les locations de chambres et de bungalows, les restaurants, les casinos, les boîtes de nuit et les bars.  Au bout de deux ans, vos complexes sont idéalement positionnés pour être vendus avec un bilan commercial parfait".
Mais quand son meilleur ami Misha se fait tuer, Dima, sait qu'il est le prochain sur la liste de la mafia russe; alors commence la danse. 
Perry et Gail, couple sur qui il compte, pour le sortir de cette affaire; et surtout lui et sa famille; services secrets, espions, échanges de renseignements parce qu'il ne faut pas manquer son coup.

C'est un bon roman, aride, il faut rester concentrer pour comprendre, j'ai aimé, et quand j'ai eu terminé je me suis dit que ce livre ferait plus un bon film.  Mais un bon livre pour comprendre les rouages de la mafia.

Je vous le suggère je donne un 6/10

Fleurdelivres

1 commentaire:

seb haton a dit…

J'ai toujours eu une espèce d'a priori idiot qui m'empêche de lire les livres de ce fameux auteur. A force d'en voir dire du bien, je vais bien finir par m'y plonger ;)
sébastien h.