jeudi 19 mai 2011

Des fois la vie ....

Chantoo, mon amie, c'est une petite fille de 10 ans, elle ne reconnaît, ni sa mère, ni sa fille, ni sa soeur, ni ses amies.  Cette semaine on va lui poser un drain au cerveau, qui va toujours rester là.  Ensuite on va la transfèrer dans une place pour faire de la réhabilitation.  On dit qu'il faut stimuler le cerveau pour qu'elle se souvienne, alors je vais aller la voir, lui apporter des choses pour qu'un déclic se fasse.  Le cerveau peut nous surprendre des fois; on sait jamais.

Chantoo, elle vit le moment, ne se souviens pas de ce qui s'est dit il y a 15 minutes. Elle nous parle, semble nous reconnaître, cherche dans sa tête, qui on est, cherche des souvenirs se reportant à la personne.  L'infirmière gentille (parce que les infirmières ne veulent rien dire normalement sauf à la famille), m'a dit qu'ils ont commencé à l'asseoir dans la chaise, qu'elle fait même de la physiothérapie, .... c'est bon, puisque samedi ca fera 3 semaines que chantoo est entré à l'hôpital et a subit une grosse opération au cerveau. 

Ce matin je me prépare mentalement, à aller voir à l'hôpital, ma grande amie "chantoo".  Il y a deux semaines Chantoo, on l'a amenée en ambulance à l'urgence.  Anévrisme au cerveau, opération, et elle est là dans son lit couchée; paraît qu'elle reconnaît les gens, mais ne fait pas de lien.  Et deux semaine avant, on peinturait mon appart; c'est quoi l'affaire? Je comprends pu rien.  Chantoo elle a 48 ans, une fille de 13 ans, on a pas le droit de faire ca, pffffffffff la vie!!! Chantoo c'est mon amie, on a magazinée tout l'hiver ensemble pour acheter mes affaires, on a rit ensemble, c'est une fille joyeuse, malgré la petite vie qu'elle a.  Chantoo, c'est une femme de tête aussi, une amie toujours prête à aider tout le monde.
Est-ce qu'on a le droit de demander pourquoi?



Fleurdelivres

3 commentaires:

ClaudeL a dit…

Toute la vie, on se demande pourquoi. Le saura-t-on jamais? Ce fut mon mot préféré pendant des années: pendant mes cours de philosophie, quand on me parle d'amour, quand je vais à l'hôpital et puis tout à coup, j'ai cesser de le demander, parce que ça ne rend pas les sentiments et les émotions plus faciles. La compassion est venue, comme chez les infirmières et les médecins sans doute, ce que je ne suis pourtant pas.

ClaudeL a dit…

"j'ai cessé" grr!

seb haton a dit…

Oui, on a le droit. Souvent, on n'a pas le choix, la question s'impose d'elle-même.
Et puis petit à petit, on accepte, on reprend pied...
Bon courage,
s.h.